vendredi 21 septembre 2012

Critique de Batman Arkham City



Informations : 


Contenu VO : Batman Arkham City #1-5 ; Batman Arkham City Digital Chapters #1-5
Scénario : Paul Dini
Dessin : Carlos D'Anda
Editeur : Urban Comics
Date de publication : 7 septembre 2012
Pagination : 168 pages
Prix : 20€

Synopsis :


Après sa tentative d'insurrection, le Joker est à nouveau neutralisé par Batman et retrouve sa cellule à l'asile d'Arkham. Récemment élu au poste de maire de Gotham, Quincy Sharp décrète hors-la-loi tous les individus costumés, héros ou vilains, et confie la création du complexe pénitentiaire d'Arkham City au dangereux Hugo Strange, l'une des seules personnes vivantes à connaître la véritable identité de Batman. Un climat qui va incite le Chevalier Noir à redoubler de vigilance...

Critique :


Est-il encore nécessaire de présenter les jeux vidéos Batman Arkham Asylum et Batman Arkham City ? Malgré la grande qualité de ces jeux et leurs succès, un problème subsiste : ils manquent de lien. Lors de la sortie du dernier opus, DC Comics décide de publier en comics Batman Arkham City #1-5, afin de raconter les évènements survenus entre les histoires de ces 2 jeux. Et la firme publiera sous forme digitale des comics narrant des anecdotes sur quelques personnages secondaires d'Arkham City, afin de mieux comprendre ce qu'ils y font et pourquoi.
Urban Comics nous publie tout cela en VF et profite de garnir sa collection DC Premium en y ajoutant la version PC du jeu vidéo, et le tout pour 20€. Rien que ça !
L'histoire débute là où le scénario d'Arkham Asylum s'est arrêté : le Joker, très mal en point à cause des effets du Titan, ressasse sa défaite face à Batman. En parallèle, Quincy Sharp, devenu maire de Gotham, initie le projet de prison à ciel ouvert Arkham City. De son coté, Batman enquête sur un trafic de containers Titan, dont deux voyous se sont emparés. Le combat terminé, le plus grand détective du monde commence à s'intéresser de près à Quincy Sharp et ne tarde pas à réaliser qu'Arkham City n'est pas l'idée de ce dernier mais celle d'un autre, à l'esprit bien plus retors. Une infiltration au sein d'Arkham City et des gangs qu'il renferme s'impose...

Le scénario de cette histoire est assez plaisant dans la mesure où on sait ce qu'on lit : un récit sans grande ambition mis à part celle d'apporter un peu de lien aux scénarios des jeux. Pas de dimension incontournable ici, non par manque de qualité mais seulement parce que ce n'est pas le but de cette histoire. Il est important de bien comprendre cela au préalable pour ne pas trop en attendre et être déçu à la lecture. Paul Dini écrit toutefois un récit qui se laisse lire, sans prises de têtes et qui permet de passer un moment sympa. Ça fait du bien parfois de lire un tel comics, pour faire une pause au milieu des grandes sagas. Un problème apparaît tout de même : Dini est limité par le faible nombre de 5 chapitres. Cela l'empêche d'approfondir certains éléments, dont on sent que, lorsqu'ils sont mis en place, sont rapidement résolus. Une certaine frustration émane donc de ces pages. Mais le scénariste parvient toutefois à caser et à expliquer de très bonnes choses, comme l'arrivée du Joker à Arkham City ou la création de l'unité des Gardes Tyger. De plus, il faut reconnaître que son idée d'infiltration, bien que simple, est efficace et apporte de l'intérêt au récit.
L'histoire des Digital Chapters livre chacun une histoire courte sur des personnages secondaires, et sont par conséquent très secondaires. Ils renferment encore moins d'ambition que l'histoire principale et se lisent beaucoup trop vite.

Carlos D'Anda met en images les scènes de cette histoire et pour le coup il fait les choses en grand. Un dessin très fidèle à l'identité visuelle des jeux (normal me direz-vous, vu que c'est lui qui fournissait les concepts lors de leurs réalisations), un soin particulier apporté aussi bien au personnages qu'aux décors, un beau jeu d'ombre et de lumière, une chouette palette de couleurs, et le tout dans une extrême régularité. Ses planches ne manquent d'ailleurs pas de dynamisme et les différentes expressions des personnages sont très bien faites. Les dernières pages sont en plus des portraits dessinés en pleine page, et c'est à tomber par terre. Du tout bon !

Urban Comics prouve encore son savoir-faire dans la qualité d'édition avec un volume riche en contenu. L'éditeur nous offre ainsi l'histoire principale et ses chapitres secondaires, avec en bonus une galerie de concepts réalisés par D'Anda pour la conception graphique du jeu et qui ont pour intérêt de montrer les idées qui ont été retenues ou non pour la version finale. Le volume se termine avec les 2 disques de la version PC de Batman Arkham City.

Ce Batman Arkham City est donc un comics sympa, sans grande ambition mais non sans valeur et qui en plus a le mérite d'offrir de jolis Bonus et le jeu sur PC, le tout pour 20€. Urban Comics présente des arguments imbattables. Le seul point noir réside dans le problème que l'éditeur a eu avec la clé d'installation du jeu. Achetez-le mais renseignez-vous sur ce problème avant de profiter des disques !

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